RDC/Ituri: 9 officiers supérieurs des FARDC arrêtés pour détournement des fonds pendant l’État de siège


Par Agape Ntona

Ils sont au total 9 officiers supérieurs des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), arrêtés et mis à la disposition de l’auditorat militaire, pour “malversation et détournements avérés” des fonds publics destinés à l’Armée pour l’accomplissement de sa mission régalienne.

L’arrestation de ces officiers est intervenue  mercredi 21 juillet 2021, après l’audit mené par la délégation de l’Inspection Général des FARDC, sous la conduite du général d’Armée Gabriel Amisi  Kumba dit Tangofort, à la commission d’achat de la 32è région militaire.

Cette commission est composée de l’état-major, base logistique régional, secteur opérationnel  Ituri, et la direction régionale d’éducation civique et actions sociales.

Dans le compte-rendu  mi-parcours, le porte-parole de l’Inspection Général des FARDC, le major Garry Gbelo Pazonga, a indiqué qu’après contrôle et vérification de l’authenticité des fonds et certaines pièces justificatives, certaines anomalies, malversation et preuves des détournements avérés ont été perpétrées par ces officiers supérieurs des FARDC.

Le porte-parole de l’Armée a fait savoir que les présumés auteurs de ce détournements sont: le Colonel Landu Walter, commandant adjoint en charge de l’administration et logistique à la 32è région militaire; Colonel Diama Josué, directeur général du service d’éducation civique et actions sociales; Lieutenant-Colonel Mukanda Salebombo, directeur administratif; Lieutenant-Colonel Kimfuta, T4 du secteur opérationnel Ituri; Major Sadiki Delphin, Commandant de la base logistique régionale de la 32è région militaire; Commissaire Supérieur principal Kambulwa Mulwe Laurent, Assistant du Vice-Gouverneur de l’Ituri ; Lieutenant-Colonel  Love Zaula, T2 secteur Ituri, et le Capitaine  Patrick Kimenesa, secrétaire à la 32è base logistique.

Il sied de signaler que le contrôle continue et que tous les auteurs  des détournements  seront dénichés et déférés devant la justice militaires pour des sanctions, affirme le porte-parole de l’Armée.

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